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Chéri(e), j'ai réduit le coût des enfants!

La première année d'un premier enfant peut coûter jusqu'à 10 000$, voire davantage, selon l'enthousiasme des parents. Mais la facture peut être ramenée sous le seuil des 1500$, si débrouillardise et réseau se conjuguent. //Ly sur cyberpresse.ca le 18 août 2008, par Marc Tison.

Le premier bébé d'Anne-Marie Millaire lui a coûté moins de 1000$ la première année. Toutes dépenses incluses, ou presque. Un exploit.

Mais un exploit qui allait de soi et qui s'est réalisé sans contrainte pour cette conseillère budgétaire à l'ACEF de l'Est de Montréal, bachelière en administration.

«C'est le réseau qui a permis que ça nous coûte si peu cher», explique la mère de deux jeunes enfants. Le mobilier lui a été prêté en bonne partie. L'équipement - poussette, chaise haute, siège d'auto, etc. - lui a pour l'essentiel été donné, en cadeau ou d'occasion, ou prêté. Même programme pour les vêtements. «Mon mari m'a dit un jour qu'il avait fait une folie et qu'il avait acheté un chandail pour notre enfant, raconte-t-elle en riant. On n'en avait pas besoin...»

Les couches? «J'ai acheté des couches en coton pour 300$», répond-elle.

Pour la nourriture, la recette est vieille comme l'espèce humaine: l'allaitement maternel permet d'économiser 160$ par mois en regard du lait maternisé. Parvenue à l'étape des aliments solides, Anne-Marie Millaire a préparé elle-même les purées, ce qui ne coûte pratiquement que l'effort qu'on y met.

Elle inclut dans son total de 1000$ les produits d'hygiène et de soins comme la pommade pour popotin ZincoFax, mais les marques maison font tout aussi bien l'affaire, suggère-t-elle.

Elle n'a cependant pas tenu compte des coûts indirects, comme la réduction de salaire durant le congé parental. Elle n'a pas non plus estimé l'augmentation des coûts de l'énergie: «Je chauffais davantage la salle de bains et j'ai vu le coût de l'électricité augmenter», reconnaît-elle.

Il y a des limites aux plus nobles vertus budgétaires et le couple a préféré acheter les premières chaussures de son garçon. «On peut se permettre le plaisir du neuf, mais pas à grande échelle», dit Anne-Marie Millaire. «Il faut se poser la question: est-ce que j'en ai vraiment besoin? On peut essayer un article emprunté avant d'acheter.»

Les articles de seconde main doivent cependant être encore en bon état et répondre aux normes actuelles de sécurité. Ainsi, prévient l'ACEF de l'Est, un siège de voiture doit avoir été fabriqué il y a moins de 10 ans et porter le sceau de conformité du fabricant et de Transport Canada.

Mais même avec des produits neufs, il y a moyen de limiter les dépenses. L'ACEF de l'Est vient tout juste de donner naissance à la nouvelle version de son guide Un bébé à bas prix pour parents avertis, un outil fort utile pour planifier l'arrivée d'un premier enfant. Selon les prix minimum qui y sont relevés, les dépenses relatives au matériel de base du parfait parent peuvent se résumer à 2200$.

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