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Fédération Québécoise Nourri-Source
Mouvement d'entraide pour l'allaitement maternel

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Tous les avantages favorisent l'allaitement maternel

(SHERBROOKE) «C'est sûr que c'est pas évident d'allaiter quand c'est ton premier bébé. Mais je suis chanceuse, ça se passe très bien et j'ai l'intention de continuer au moins six mois, peut-être plus!» //Lu sur cyberpresse.ca le 7 octobre 2008, par François Gougeon

Cette intervention de la jeune maman du petit Christophe, né le 3 octobre au CHUS de Fleurimont, Mélanie Mercier, c'est exactement le genre de message que les responsables de la Semaine mondiale de l'allaitement maternel aiment bien entendre. Et pourquoi en parler plus intensivement à cette période-ci de l'année, alors que les bienfaits du lait maternel sont bien connus?

 «C'est vrai qu'à peu près tout le monde connaît les avantages indéniables de l'allaitement. Dans le lait maternel, le bébé a tout ce qu'il faut pour son développement normal. Ça offre une protection contre les infections gastro-intestinales, les allergies, la dermatite... C'est sans oublier l'aspect économique et le développement marqué des liens d'affection entre la maman et son bébé. Mais si c'est naturel d'allaiter son enfant, ce n'est pas pour autant toujours aussi simple qu'on le pense», soumet Francine Royer, conseillère clinicienne au programme femmes-jeunesse-famille et responsable du dossier de l'allaitement au CHUS.

Aussi, alors que commence à revenir une «culture de l'allaitement», Mme Royer précise qu'il faut davantage soutenir ce mouvement et les mères dans ce choix.

Entre 1997 et 2006, la région a connu une progression remarquable du taux d'allaitement, dépassant même la moyenne québécoise: 86,3 pour cent à la naissance, 75 pour cent à la sortie, 67,3 pour cent après trois mois et 47,4 pour cent après six mois. «Mais là où on en perd, c'est en matière d'allaitement exclusif jusqu'à six mois», déplore Mme Royer. «Et pourtant, quand on constate que l'Estrie a le taux le plus élevé de naissances prématurées au Québec, ce serait important d'accroître ce ratio d'allaitement exclusif «, fait valoir la responsable, sans toutefois culpabiliser les mères qui ne font pas ce choix.

Pour elle, autant par la sensibilisation lors de la phase prénatale qu'avec le soutien à la naissance par des intervenants formés de la manière la plus adéquate, il est possible de faire mieux. Infirmières ressources, consultantes en allaitement, intervenantes offrant des informations standardisés, voilà ce que le CHUS développe avec intensité.

L'objectif est que l'établissement obtienne, idéalement d'ici cinq ans, la certification d'hôpital «Ami des bébés» de l'UICEF et de l'OMS. «Le but c'est pas du tout la médaille mais tout ce que ça offre d'impact durable et de taux nettement améliorés d'allaitement», fait valoir Francine Royer. Elle mentionne en outre qu'au delà de la phase critique du 24 à 72 heures à l'hôpital, le relais doit être le plus facilitant possible au retour à la maison. «En ce sens-là, on a la chance d'avoir une très belle collaboration avec les intervenantes du CSSS-IUGS», a dit Mme Royer.

Enfin, dans le cadre de la présente Semaine, il y aura notamment conférence ouverte au grand public jeudi, 9 octobre, à deux occasions. Le titre: «Plaisir et utilité du contact peau à peau avec bébé... de la naissance à la maison.

Il s'agit de se présenter à l'entrée principale du CHUS de Fleurimont 15 minutes avant les représentations de 14 et de 19 heures, où un responsable dirigera les participants vers la salle de conférence.

Note de Nourri-Source :

Nourri-Source Sherbrooke offre un service de soutien téléphonique gratuit pour toutes les familles de l'agglomération.

Pour demander être jumelé à une marraine d'allaitement Nourri-Source : nourrisource.sherbrooke@gmail.com

 


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