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Les musulmanes qui allaitent ne sont pas tenues de jeûner pendant le Ramadan

"L'islam prévoit des dérogations pour la femme enceinte ou allaitant. Les médecins n'en disent pas moins.

"Les femmes qui allaitent doivent-elles observer le carême [jeûne du Ramadan chez les musulmans] ? La question revient très souvent. Chacun y allant de ses propres interprétations. Pour être édifié nous avons approché deux personnes bien placées pour contribuer au débat. Il s'agit de A. K. Cissé, un théologien et le docteur Daou Amalle Keïta.

Que dit l'islam sur la question ? Le théologien rappelle d'abord le principe fondamental de l'islam selon lequel "Dieu n'impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité". Ceci étant, il estime que les préoccupations concernant le jeûne de la femme allaitant s'inscrivent dans le cadre général des prescriptions liées à ce mois de Ramadan.

Il précise que les règles de l'islam sont formelles : " le jeûne du mois de Ramadan est une obligation religieuse qui incombe à tout musulman pubère des deux sexes, qui n'est pas en voyage, et qui n'est atteint d'aucune maladie l'empêchant de jeûner".

Outre ces deux cas d'exemption applicables à tous, il en existe d'autres, qui lèvent l'obligation de jeûner, spécifiquement pour la femme. Lorsqu'elle se trouve en période de menstrues ou de lochies, la musulmane n'est pas astreinte au jeûne.

La femme enceinte est elle aussi exemptée, si jeûner risque de nuire à sa santé, ou quand elle craint quelque risque pour son foetus. Il en est de même pour la femme qui allaite, explique Cissé. Si le jeûne représente un risque pour la santé de son bébé, la femme n'est pas obligée d'observer le jeûne.

Celle enceinte ou qui allaite, doit cependant compenser les jours de jeûne non observés, une fois que l'excuse légale aura cessé, précise le théologien.

Médecins et érudits déconseillent unanimement l'observation du jeûne par l'homme ou la femme qui ne se sent pas bien. Les fausses hontes et l'orgueil ne doivent pousser personne à mettre sa vie en péril par fanatisme. Il est recommandé à tout individu inapte au jeûne pour cause de maladie ou de voyage de payer ultérieurement sa dette, selon les règles de l'islam. Les femmes qui allaitent et celles qui sont enceintes entrent dans cette catégorie."


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