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Santé : L'allaitement maternel réduit la mortalité infantile

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) est formelle. Jusqu’à l’âge de six mois, les bébés n’ont besoin pour grandir et se développer que du lait de leur mère et l'allaitement maternel serait une des premières armes pour lutter contre la mortalité infantile. A l'occasion de la semaine mondiale de l'allaitement maternel du 1er au 7 août prochain, des actions de sensibilisation et d'information seront initiées partout dans le monde pour promouvoir l'allaitement maternel et ses nombreux bienfaits pour la santé infantile. //Lu sur gaboneco.com, par Gaboneco le 02/08/2008

Selon l'Organisation mondiale de la Santé, l'allaitement maternel est autosuffisant au moins jusqu'à six mois. Il renforce les défenses immunitaires de l'enfant et limiterait même les risques de transmissions du VIH/Sida de la mère à l'enfant.

Des informations qui font souvent défaut aux mères des différentes parties du monde, et dont la mise en pratique permettraient selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de réduire considérablement la mortalité infantile.

Du 1er au 7 août prochain, la communauté internationale célèbre la semaine mondiale de l'allaitement maternel, qui sera l'occasion pour l'OMS, l'UNICEF et les associations locales de véhiculer ces informations et les indicateurs y relatifs pour promouvoir l'allaitement maternel comme moyen de lutte majeur contre la mortalité infantile.

L'OMS stipule en effet que durant les six premiers mois, l'allaitement maternel est suffisant, à l’exclusion de tout autre aliment, boisson ou décoction de racines ou de feuilles. L’allaitement au sein doit par ailleurs se poursuivre jusqu’à l’âge de deux ans, voire plus longtemps si les qualités du lait maternel le permettent.

Le lait maternel est naturellement le plus adapté aux besoins du nourrisson et est en ceci inimitable. Il apporte à l'enfant les nutriments, les anticorps, les hormones, les facteurs immunitaires et autres antioxydants dont il a besoin. Il stimule le système immunitaire et réduit l’incidence des diarrhées, affections ORL ou du système respiratoire.

L'OMS déplore que seuls 35% des nourrissons dans le monde en bénéficient pendant les quatre premiers mois de leur vie. En Afrique par exemple, moins d'un enfant sur quatre recevrait de sa mère un allaitement au sein exclusif. Une proportion faible au regard des recommandations de l’OMS, même si la tendance est à la hausse.

Au Cameroun par exemple, 21% des petits bénéficient aujourd’hui d’un allaitement maternel exclusif, contre 4% en 1991. Au Mali également, les résultats sont encourageants puisque la part des enfants nourris par leurs mères serait passée de 8% en 1996, à 37% en 2006.

L’OMS et le fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) affirment que dès lors qu’il est allaité par sa mère, les chances de survie d’un enfant sont multipliées par trois. Chaque jour, 3 500 vies pourraient donc être sauvées dans le monde si tous les nourrissons étaient exclusivement nourris au sein durant les premiers mois de la vie. Cela représente plus de 1,3 million de morts qui pourraient être évitées chaque année.

En Afrique subsaharienne, la partie du monde où la mortalité infantile est la plus élevée, un enfant sur dix meurt avant l’âge de 1 an. Bien que le taux d’allaitement maternel exclusif jusqu’à 6 mois ait plus que doublé depuis 1990, la plus grande partie des enfants de la région ne sont pas nourris au sein. Ils sont de ce fait exposés par millions à des maladies mortelles, comme les diarrhées.

D’après une récente étude conduite au Ghana et publiée dans la revue spécialisée Pediatrics, 16% des décès de nouveau-nés, soit un sur 8, pourraient être prévenus si chaque bébé était mis au sein une heure ou moins après sa naissance.

Les premières têtées contiennent en effet une substance produite par la mère, que l’on appelle le colostrum, qui teinte le lait d'une couleur jaunâtre, et serait particulièrement riche en cellules extrêmement actives sur le plan immunologique, et en anticorps maternels. C’est en quelque sorte le premier vaccin du nouveau-né.

Ce premier lait possède également des facteurs de croissance qui aident l’intestin à se développer et est riche en vitamine A, qui protège les yeux et réduit les risques d’infection. Il stimule enfin l’évacuation des selles, ce qui permet d’éliminer rapidement le méconium qui encombre les intestins du nouveau-né.

L'OMS déplore ainsi que dans de nombreux pays, croyances culturelles et traditionnelles s’opposent au développement de l’allaitement, ainsi que les méthodes commerciales agressives des fabricants de laits artificiels ou encore la crainte que l’allaitement favorise la transmission du VIH/Sida de la mère à l'enfant.


Publié le 02-08-2008    Source : destination santé      Auteur : Gaboneco

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